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 I'm lookin' right at the other half of me (ft Lydia)

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Sujet: I'm lookin' right at the other half of me (ft Lydia)   
Dim 26 Juin - 23:38

I'm lookin' right at the
other half of me
Voilà à présent plus de deux mois que j’étais à Melbourne. Cela faisait bien longtemps que je n’avais pas passé autant de temps dans cette ville. C’était étrange. Etrange d’avoir un endroit que je puisse appeler chez moi, étrange de ne pas vivre mon appareil photo à la main, dans des conditions parfois pour le moins précaires voire dangereuses. Ça aurait dû être reposant, mais il faut croire que le changement d’air, de pays, de rythme de vie était un poil perturbant. Depuis mon retour les nuits étaient assez compliquées. Auprès de quiconque m’accusant d’avoir une sale tronche au réveil, ou d’être un ours mal léché de bon matin, j’accusai le matelas trop confortable, ou les lieux trop calmes par rapport à ce à quoi je pouvais être habitué. En réalité, il était juste plus facile d’oublier les horreurs que j’avais pu voir durant mes dix années à jouer les photographes baroudeurs quand j’avais le nez dedans que bien au calme dans une petite maison de banlieue où la plus grosse perturbation nocturne était un chien qui, parfois, décidait qu’il serait amusant de se mettre à japper au beau milieu de la nuit histoire de réveiller quelques voisins au sommeil léger.

Je ne passais pas mes nuits à faire des cauchemars, même s’il serait mentir de dire que les images de tout ce dont j’avais pu être témoins n’étaient pas plus sûrement ancrées derrière mes paupières que sur les pellicules de n’importe quel appareil photo. Il m’arrivait simplement parfois d’être incapable de fermer l’œil. Je cogitais, me repassais le film à l’envers, pensais à mes collègues toujours là-bas dehors… Ils étaient plus que des collègues. Des amis, une seconde famille. Quand on vit des moments aussi forts avec des gens, aussi différents soient-ils, cela créé forcément des liens étroits. Allaient-ils bien ? Quelle heure était-il là où ils se trouvaient ? Que faisaient-ils ? J’avais de quoi m’en poser des questions !

Je ne regrettais pas d’avoir décidé de faire un break – car il n’était pas non plus question de prendre ma retraite, à vingt-huit ans ce serait dommage. J’en avais besoin, besoin de me déconnecter de ces dures réalités pour une vie plus douce, pour me retrouver, retrouver les gens que j’avais laissé derrière moi. La vie pouvait vite devenir bien sombre quand on passe sa vie plongé au cœur d’horreurs en tous genres. J’avais besoin d’un peu de lumière dans ma vie, et c’est ici que je comptais la retrouver. Auprès d’Alex, de mes vieux amis… Et auprès de Lydia. Et ça fonctionnait plutôt bien, tant que la maison était animée des allées et venues des habitants de la maison, que je passais de bons moments avec Lydia ou mon cousin, ou retrouvais les joies d’un bon entraînement de taekwondo comme au bon vieux temps. Le problème, c’était la nuit, quand il n’y avait plus que moi et mes pensées.

Cela faisait un bon moment déjà que j’étais allongé là, les mains derrière la nuque à admirer l’obscurité, l’esprit à des milliers de kilomètres de là, lorsque je me décidais enfin à bouger. Ruminer ne m’aiderait en rien, m’énerver non plus. Le bon vieux cercle vicieux, on n’arrive pas à dormir, donc on s’énerve. Et comme on s’énerve, et bien il est impossible de s’endormir. C’est comme un chien qui court après sa queue. Et avant que vous ne me preniez pour une truffe, je sais : on dit le serpent qui se mord la queue, mais un serpent n’était pas franchement la chose à laquelle j’avais envie de penser au beau milieu de la nuit, d’autant que j’en avais croisé quelques-uns pas très commodes. Un chien, c’est mieux. Je songeais d’ailleurs sérieusement à m’en offrir un, ça me ferait de la compagnie.

Tout ça pour dire que je me décidai finalement à me tirer du lit, parfaitement inconscient de l’heure qu’il pouvait bien être, pour me rendre à la salle de bain le plus discrètement possible. Loin de moi l’envie de réveiller toute la maisonnée, ça n’était pas parce que le marchand de sable avait visiblement décidé de m’oublier ce soir que je devais empêcher de dormir tous ceux qui avaient le malheur de vivre sous le même toit que moi. Sans allumer la lumière, je me glissai dans la salle d’eau et me dirigeai vers le lavabo pour me passer un peu d’eau sur le visage, espérant que cela suffirait à dissiper le nuage de pensées peu réjouissantes qui obscurcissait mes pensées cette nuit. Après en avoir profité pour boire quelques gorgées d’eau, je restai planté là quelques minutes, les mains appuyées contre le rebord du lavabo. Je savais d’avance que retourner me coucher était peine perdue. Que faire ? J’en étais à me poser cette question lorsque la lumière s’alluma, me faisant sursauter et me redresser brusquement pour voir qui avait décidé de venir perturber cet instant de réflexion…
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Sujet: Re: I'm lookin' right at the other half of me (ft Lydia)   
Sam 2 Juil - 1:01

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Le retour d'Alaric avait du bon, indéniablement. Le revoir la replongeait dans cette partie de son adolescence, les rires, les entrainements et l'insouciance. Aucun doute, Alaric avait changé, lui aussi. Différemment d'elle et d'une certaine façon, les souvenirs de leur passé aidait à pointe les différences avec le présent. Il y avait comme une distance entre elle-même et son propre passé, une incompréhension qui s'était installée. Mais la présence d'Alaric diminuait tendrement cela. Comme si elle pouvait percevoir les choses à travers ses yeux... non, pas exactement. C'était plus comme être témoin de ce que lui ressentait face à cette différence. Ça aurait été insulter son amitié que de présumer qu'il ne voyait pas qu'elle avait changé. Elle le savait, mais préférait détourner les yeux face à cette évidence. Peut-être qu'il comprenait un peu. Assez pour ne pas poser la question, savoir qu'il était trop tôt pour la moindre réponse, alors pourquoi se blesser à la poser ?

Lui aussi avait grandi. Il avait toujours été fiable à ses yeux et pourtant il le semblait plus encore. Comme si l'enfant ennuyé par l'école avait compris une leçon... la leçon. Une différente de la sienne. Peut-être qu'un jour il lui expliquerait ce qu'il avait compris et comment il vivait avec. Peut-être qu'à ce moment-là elle pourrait exprimer ce qu'elle avait saisi et pourquoi elle avait du mal à vivre avec ça. Mais sa présence lui faisait du bien. Avec lui comme avec son cousin, elle ne voulait pas se demander si elle pouvait leur faire confiance. Elle veillait à repousser les interrogations, chaque méfiance, y répondant simplement mentalement par un "mais non, c'est Alaric". Et sa présence ajoutait une sécurité dans la colocation. La brunette savait qu'elle trouverait un allié auprès de lui si jamais Roman revenait. Les autres pourraient tomber pour les mensonges de Roman, mais 'Ric lui, il la croiserait toujours, non ? Elle voulait y croire.

En dépit de cela, de sa présence rassurante, la nuit, dans son lit, son subconscient reprenait le dessus. Grand maître de ses rêves, il ne pouvait s'empêcher de hanter ses rêves. Ce n'était pas la première fois que l'existence de Roman revenait gêner ses nuits. Les sujets variaient, mais l'impression restait la même. Suffoquant, l'erreur, la tromperie... bien avant d'ouvrir les yeux, Lydia sanglotait sans bruit, ressentant dans sa poitrine cette plaie qu'il avait laissée, cette confiance qu'il avait tailladée patiemment, mois après mois, juste sous son nez. Que son esprit rejoue leur dernière soirée ou bien qu'il reconstitue des disputes, des soirées où elle le savait avec une autre... L'effet restait le même. La douloureuse conscience de son erreur, de cette relation nuisible, cette envie qu'il eût eut de la blesser restait comme un poison dont elle se débarrassait difficilement. Finalement, les yeux de l'asiatique avaient fini par s'ouvrir sur l'obscurité de la pièce, presque rassurante. Mais comme toujours, elle ne pouvait rester là, dans ses draps. Elle essaya durant quelques minutes, reprenant son souffle. Mais elle avait besoin de fuir. Se fuir elle-même, se débarrasser de cette honte oppressante. Cette nuit, Roman avait soufflé le chaud et le froid dans ses rêves. Hurlant un instant qu'il refusait qu'elle sorte habillée d'une robe, le moment d'après refusant qu'elle s'approche de lui.

La jeune femme avait fini par glisser ses jambes hors du lit. Sans bruit, elle enfila son legging sombre, un débardeur. Une veste pour compléter le tout et Lydi' descendit les marches sans bruit pour enfiler des chaussures et se glisser hors de la maison. Les lampadaires étaient éteins à cette heure, l'air frais envahissait ses poumons. Le silence, troublé uniquement par le rythme de ses pas sur le béton, était le bien venu. Elle n'avait que cela à écouter. Et c'est ce qu'elle fit durant près d'une heure.

Prenant soin de rentrer à la maison sans déranger les autres occupants, Lydia n'alluma pas la lumière dans le couloir. Ses chaussures laissées à l'entrée en compagnie de sa veste, les joues rosées par l'effort, c'est naturellement que l'insomniaque se dirigea vers la salle de bain. Se rafraichir puis retourner au lit, le programme était là. Lydia décrocha ses cheveux et y passa ses doigts par réflexe pour leur redonner une forme convenable, avant de pousser la porte de la salle de bain. Elle n'attendait personne derrière cette porte, aucune lumière s'en dégageait et l'heure ne se prêtait vraiment pas à une utilisation de la salle de bain. La lumière qu'elle alluma démentit cette idée à laquelle elle n'avait pas pensé consciemment. Il y avait quelqu'un dans la salle de bain. Et Lydia réagit avant même de réaliser qui était là. Un cri strident s'échappa de ses lèvres tandis qu'elle reculait violemment vers le couloir. Le son perdura un peu plus qu'il n'aurait été nécessaire, le temps qu'elle se comprenne que le danger n'était pas réel. L'homme dans la salle de bain, c'était Alaric. Juste Alaric, 'Ric, bon sang. Juste lui, à demi nu, bien trop dévêtu pour que ce soit décent de continuer de le regarder. Et pourtant elle n'en détachait pas ses yeux, ses doigts rivés contre sa propre bouche pour se faire taire d'elle-même... et peut-être masquer ses lèvres entrouvertes. Embêtée, Lydia laissa son regard glisser le long du torse masculin, sentant à chaque centimètre de peau qu'elle regardait ses joues s'enflammer un peu plus. « Tu n'es pas habillé... » Constat qu'elle dû prononcer à voix haute pour se rendre compte qu'il était vraiment temps qu'elle se retourne au lieu de rester là figée bêtement.

Ce qu'elle s'empressa de faire, lui murmurant un timide « Pardon. » Les joues en feu, elle mit quelques secondes à réaliser qu'elle n'avait jamais vu son fiancé dans cette tenue. En boxer, au milieu d'une salle de bain. Au lieu de ça, elle tombait sur Alaric et se permettait de... Lydia mordit sa lèvre. « Et tu ne dors pas... pourquoi tu n'es pas couché ? » Après tout, si cela avait été le cas, ça ne serait pas arrivé. Embarrassée, Lydia plaça ses doigts gelés de sa course nocturne sur ses joues, espérant masquer un rien combien la tenue d'Alaric le troublait. Courir jusque que sa chambre et le fuir jusque demain soir, le temps de s'en remettre, ça serait suspect ?

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Sujet: Re: I'm lookin' right at the other half of me (ft Lydia)   
Mar 5 Juil - 1:17

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Je devais avoir une sale tête. Mais ça forcément, étant donné que j’avais décidé qu’il serait préférable de ne pas m’exploser les yeux en allumant la lumière, je ne risquais pas vraiment de m’en rendre compte, ne voyant rien de plus qu’une silhouette sombre se refléter dans le miroir de l’autre côté du lavabo. Toutefois, quelqu’un décida qu’il était temps de me rendre aveugle à ma place, allumant sans sommation la lumière de la salle de bain avant de pousser un cri à m’en percer les tympans sous le coup de la surprise. Pour ma part, j’avais fait un bond je l’admets. Je ne l’avais pas entendue arriver. Parce qu’elle était distraite ? Parce que j’étais distrait ? Un peu des deux peut être. En tout cas pour la faire hurler ainsi, je devais avoir une tête encore pire que je ne le pensais.

Lydia… Lydia arrête, c’est moi… soufflai-je aussi discrètement que possible histoire de ne pas réveiller tout le monde – ce qui était certainement peine perdu après un hurlement pareil mais c’est l’intention qui compte, pas vrai ? Je fis un pas vers elle, me détachant du lavabo alors qu’elle s’arrêtait enfin de hurler. Ce n’est que maintenant que j’étais débarrassé de cette légère perturbation sonore que je pris le temps d’analyser la scène qui se déroulait dans la salle de bain. Moi, vêtu de rien d’autre que de mon sous-vêtement, très certainement coiffé avec les pieds du réveil et pas des plus frais, face à une Lydia vêtue d’une tenue de sport, plantée à l’entrée de la pièce, les joues rougies – par la fraicheur de cette nuit ou le fait que j’étais peu vêtu ? Mystère – une main couvrant sa bouche. Malgré mes pensées pas des plus joyeuses de cette nuit sans sommeil, cette vision m’attira un petit sourire.  Elle était adorable. Tu devrais crier encore une fois, je suis pas sûre qu’Alex t’aie entendue depuis chez lui, suggérai-je, amusé.

Tu n'es pas habillé... constata-t-elle alors qu’il me semblait voir son regard me parcourir de bas en haut. Peut-être me faisais-je des idées ? A sa remarque, je baissai moi-même le regard vers mon corps dévêtu, comme pour vérifier. En effet, acquiesçai-je, reposant sur le regard sur elle. Je vais rarement au lit en costard, tu sais.  Moi, la taquiner ? Non, ce n’était pas mon genre. Il faut dire qu’un costard, c’est chiant à repasser donc j’aimais autant éviter de m’en servir comme pyjama.

Elle fit soudainement volte-face, s’excusant précipitamment. J’étouffais un léger rire hochant légèrement la tête de gauche à droite alors qu’elle s’obstinait à me tourner le dos. Elle avait été fiancée, elle ne devait pas en être à son premier gars en boxer dans la salle de bain, si ? Et tu ne dors pas... pourquoi tu n'es pas couché ? demanda-t-elle sans se retourner. Très observatrice ce soir ma princesse. J’attrapai rapidement ce que j’avais sous la main pour me couvrir un peu, à savoir un sweat à capuche que je fermais à moitié et qui s’avérait appartenir à mon cousin – il allait vraiment falloir que je me décide à aller faire les magasins un jour – et un short qui trainait là, censé aller à laver mais qui survivrait bien une nuit de plus. Une fois fais, je la rejoignis et l’attrapai par les épaules, la faisant doucement se retourner vers moi.

Ca y est : habillé,  annonçai-je avec un sourire. Et non mademoiselle la reine des observatrices, je ne dors pas. Toi non plus, fis-je remarquer, désignant d’un signe de tête sa tenue. J’avais volontairement omis de répondre à son pourquoi, autant parce que je n’avais pas pour habitude de parler de tout cela que parce qu’il y avait bien trop à dire. Ça te prend souvent les envies de jogging nocturnes ? demandai-je, ramenant sans y penser une mèche de ses cheveux en arrière. Je vais descendre manger un truc. Je te laisse la salle de bain si tu veux. Ou tu peux me suivre et partager mes victuailles, proposai-je, haussant les sourcils d’un air interrogateur.
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Sujet: Re: I'm lookin' right at the other half of me (ft Lydia)   
Sam 16 Juil - 0:56

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En dépit du fait que son esprit était parvenu à identifier le fait qu'il n'y avait pas de danger, l'adrénaline qui venait de parcourir son esprit ne l'aidait pas à redescendre rapidement sur terre. Percevoir Alaric comme une menace était une aberration en soi et en l'entendant lui faire remarquer qu'en criant un peu plus fort, Alex' parviendrait sûrement à les entendre, un petit rire nerveux s'échappa de ses lèvres. Hurler était stupide, c'était certain et pourtant le sourire de 'Ric trahissait combien il n'avait pas prit son acte personnellement. Trop d'éléments se mêlaient les uns aux autres, rendant Lydia involontairement nerveuse. Ce mauvais rêve, la surprise, la tenue plutôt déshabillés de son ami d'enfance.... A l'instant, les deux derniers faits restaient bien plus marquants que le premier, enfin écrasés pour une urgence plus présente. Si elle avait su qu'il fallait ça pour faire diminuer la réalité de ses rêves, tomber sur Alaric à demi-nu... Non elle n'y aurait pas songé plus tôt, l'élan de pudeur en elle la rappela à l'ordre.

Dos à lui, Lydia l'entendit sans peine faire quelques mouvements parmi le silence de la maison, puis se rapprocher. En posant sa main sur son épaule, il l'invita à se retourner. Il s'était revêtu un short et un sweat. Proches d'elle et à demi fermées, l'image encore bien présente de son torse, la roseur, qui avait à peine eu une chance de s'atténuer, s’amplifia un peu plus. Mais elle devait reconnaitre qu'il avait fait vite pour la mettre à l'aise et elle ne pu s'empêcher de sourire, levant les yeux vers lui. « Merci. Non, je n'arrivais plus à dormir. » Ni même à rester seule dans sa chambre, pire qu'une gamine de quatre ans. D'un geste tendre, Alaric remit une mèche derrière son oreille, lui demandant avec attention si cela lui arrivait souvent de faire des joggings nocturnes.

L'offre d'Alaric de venir l'accompagner pour un repas tardif était plus que bienvenue. Une lueur de soulagement traversa le regard de Lydia avant qu'elle ne hoche vivement sa tête. « C'est une bonne idée, j'emprunte une seconde la salle de bain et je te rejoins ! » Pas de retour dans la chambre, pas de crainte oppressante d'une présence imaginaire de Roman et mieux encore, la sécurité d'Alaric. Peut-être qu'elle pourrait finir par se rendormir finalement. Lydia rentra à nouveau dans la salle de bain et se rafraichit le visage tandis qu'Alaric descendait. Moins de deux minutes plus tard, elle lui emboitait le pas dans l'escalier.

« Désolée d'avoir crié, je ne suis pas habituée à ce que qui que ce soit soit éveillé à cette heure-là... et tu n'avais pas mis la lumière. » expliqua-t-elle en venant s'installer près de lui. Elle avait involontairement eut une vue sublime de son ami, ses joues n'avaient toujours pas finies d'en rougir. Avant qu'Alaric ne rajoute son lait dans son bol, la brunette lui vola une céréale. « Je le fais plusieurs fois par mois de sortir courir quand je n'arrive plus à dormir... Je... préfère ne pas rester là où j'ai fais un cauchemar... » Des mots qui franchissaient difficilement ses lèvres, une confession jamais faite à voix haute. Mais le fait que ce soit Al' à côté lui donner envie de lui donner une explication. C'était déjà trop délicat à dire, Lydia se mordit la lèvre. Et préféra changer de sujet. « Tu fais toujours du sport ? Je suppose, car tu... tu... As l'air bien. » Bien ou synonyme de plus sexy que n'importe qui, c'est un fait qui devrait être connus de tous. La rougeur sur ses joues du la trahir autant que le petit coup d'oeil qu'elle redonna en direction du sweat avant de s'arrêter sur son visage. Il devait vraiment être populaire au possible, plus encore qu'à l'école. Mais le fait qu'elle laissait son regard détailler Alaric tenait à autre chose, le fait qu'il n'ait pas répondu à sa question quand à pourquoi il ne dormait pas. Elle ne la reposa pas, préférant vérifier « Tu ne veux pas me dire pourquoi tu ne dors pas ? » Après tout, elle venait de faire une micro confession.


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Sujet: Re: I'm lookin' right at the other half of me (ft Lydia)   
Ven 22 Juil - 0:29

I'm lookin' right at the
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J’avais passé la plupart de ma vie à voyager. Et les cinq années que j’avais passé sans changer de ville, de pays, de continent régulièrement, j’avais été un adolescent bien plus préoccupé par les sorties avec son cousin et l’adorable voisine de celui-ci, le taekwondo, la photographie… Que par l’art de la cuisine. J’avais plusieurs talents mais malheureusement, la cuisine n’en était pas un. Pour cela, il aurait déjà fallu que j’aie une cuisine ces dix dernières années. Et pour avoir une cuisine, il aurait fallu que j’aie un chez-moi autre qu’une chambre d’hôtel plus ou moins luxueuse ou une toile de tente. Vous voyez le souci ? Mon encas nocturne ne serait donc surement pas très recherché, même si je n’avais pas encore choisi en quoi il consisterait lorsque je quittai la salle de bain, laissant une Lydia dont les joues étaient toujours aussi empourprées se rafraîchir tandis que je descendais à la cuisine. C’était un miracle que nous n’ayons pas vu débarquer une Anthéa alertée par les cris de Lydia… Elle ne devait pas être là, même avec le sommeil le plus lourd du monde, il aurait été impossible de rester endormi avec un hurlement pareil. Ça m’impressionnerait toujours, comment quelqu’un d’aussi peu imposant pouvait hurler aussi fort…

Les mains dans les poches de mon sweat, je descendis donc jusqu’à la cuisine, allumant cette fois la lumière histoire d’éviter de donner une nouvelle raison à Lydia de réveiller tout le quartier. Les voisins allaient finir par croire au meurtre et nous envoyer les flics, on aurait l’air bien malin après. En attendant Lydia je partis à la chasse ouvrant placards et frigo à la recherche de quelque chose à grignoter qui ne réclame pas de talents de cuisinier trop importants. C’est finalement armé d’un bol, d’une cuillère, ainsi que d’une bouteille de lait et d’un paquet de céréales que j’allais m’installer au comptoir, tel un grand adolescent que j’étais peut-être encore un peu, sur certains points… J’en étais à la partie critique de ma préparation culinaire, à savoir mettre le tout dans le bol, quand Lydia débarqua, s’excusant de sa réaction avant de voler une céréale dans mon bol. Il est vrai qu’à cette heure-là normalement, les gens dorment…

Feignant un air contrarié, je tirai mon bol vers moi tel un grand gamin. Eh, c’est mes céréales, voleuse, commentai-je, versant le lait dans mon bol. Lui jetant un petit coup d’œil en coin, je ne pus retenir un léger sourire en coin mais n’en dit pas plus. C’est Lydia qui reprit la parole pour répondre à la question que je lui avais posé un peu plus tôt dans la salle de bain. Des cauchemars ? Réguliers, qui plus est. Mon petit sourire s’évanoui et je détournais mon attention de mon bol de lait pour la porter sur Lydia. Je ne la questionnai pas tout de suite, considérant sa réponse et si je devais ou non jouer les curieux. Bien sûr j’étais intrigué. Je ne savais rien sur sa vie qui aurait pu l’amener à être dérangée par de mauvais rêves, mais j’avais passé dix ans loin d’elle, loin de tout le monde. J’avais sans la moindre doute loupé pas mal de choses dans la vie de mes proches. Aurait-elle envie d’en parler ? C’est après tout elle qui avait abordé le sujet, je ne voulais cependant pas la pousser de trop si elle n’en avait pas envie.

Elle me sorti toutefois de mes réflexions, reprenant la parole et m’arrachant un léger rire. J’avais l’air bien. Ce fut plus fort que moi, je ne résistais pas à la taquiner. Assez bien pour te faire rougir comme une tomate, lançai-je, amusé face à ses joues qui n’en finissaient pas de s’empourprer. J’ai repris les entraînements de taekwondo. Tu devrais venir avec moi la prochaine fois, je suis sûr qu’ils seraient ravis de te revoir au dojang. Il fut un temps où nous nous entraînions ensemble – c’était d’ailleurs moi qui jouais les profs à l’époque, ce qui vu comme j’étais rouillé après tant d’années sans pratique sérieuse n’arriverait pas de sitôt. Je commençai à taper dans mon bol de céréales, avant de faire glisser vers Lydia le deuxième bol que j’avais sorti au cas où elle aurait un petit creux après sa sortie jogging.

Finalement, la question fatidique tomba : la curiosité de Lydia refaisait surface et mademoiselle voulait savoir ce qui me tenait éveillé à une heure pareille. Sa question n’était pas formulée de manière aussi directe, mais je savais lire entre les lignes. J’avalais une bouchée de céréales avant de hausser les épaules. Y a pas grand-chose à en dire. Pas de cauchemars, je n’arrive juste pas à fermer l’œil. Ça m’arrive assez souvent. Ce n’était pas tant que je ne voulais pas parler de tout ce qui m’empêchait de dormir, mais plutôt que j’avais tellement pris l’habitude de ne jamais parler de tout cela, pas d’un point de vue personnel en tout cas, que je ne savais pas vraiment comment. Je trouvais malvenu de me plaindre des choses dont j’avais été témoins quand, à l’autre bout du monde, ces horreurs étaient le quotidien de tant de personnes. Tu as vu certaines des photos, tu as bien dû te rendre compte que ces dix dernières années n’ont pas été dix années de colonie de vacances… Alors je gamberge un peu trop. Nouveau haussement d’épaules, nouvelle cuillère de céréales. Je me tu quelques secondes, mâchant en silence mes céréales – ou en tout cas aussi silencieusement que cela était possible – le regard dans le vide, perdu dans mes pensées.

Finalement, je rivai mon regard sur Lydia, décidant que si elle avait abordé d’elle-même le sujet de ses cauchemars, peut être que c’était un signe qu’elle avait envie d’en parler. Envie de parler de tes cauchemars ? Tu sais que je suis toujours là si t’as besoin de discuter. Ou de ne pas discuter, mais que tu ne veux pas non plus être seule, lui rappelai-je. Si je ne regrettais pas les années que j’avais passées en reportage, je regrettais d’avoir été si peu au fait de ce qu’il se passait dans la vie de mes proches. Mon seul lien avec Melbourne, mes parents ayant eux aussi repris leur vie de nomades, avait été via des messages échangés avec mon cousin, qui me donnait des nouvelles et prenait des miennes aussi régulièrement qu’on le pouvait, mais ce n’était pas pareil.
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Sujet: Re: I'm lookin' right at the other half of me (ft Lydia)   
Ven 26 Aoû - 23:30

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Certains sourires pouvaient en dire plus long que les mots. Malgré le froncement de sourcil d'Alaric et son geste pour éloigner son bol de ses mains chapardeuses, elle n'eut aucun doute qu'il faisait ça dans le seul but de la taquiner gentiment. Loin de regretter son crime, Lydia lui fit un petit sourire , fière de sa bêtise en glissant son butin entre ses lèvres. La jeune femme aurait mieux fait d'éviter de revenir sur le sujet d’à quoi Alaric ressemblait. Son ami d'enfance en profita pour lui faire savoir que non seulement il avait bien vu qu'elle rougissait, mais en plus il faisait clairement le lien entre les deux faits... et elle pouvait difficilement le démentir. Ses joues s'empourprèrent de plus belle et Lydia détourna le regard, mordillant sa lèvre en se reprochant d'avoir parlé. « Ce n'est pas... je ne voulais pas... » profiter de la vue ? Non, cela n'avait pas été intentionnel, c'était certain. Pour autant, nier que la vue était séduisante aurait été un mensonge éhonté. Intimidant au possible était l'autre qualificatif évident qui pouvait lui venir en tête, mais ça ne retirait rien au séduisant. Une moue boudeuse apparue sur le visage de Lydia qui se décida à repousser cette perte de moyen comme elle le pouvait. « Je suis sûre que tu sais que tu peux faire rougir n'importe qu'elle fille, ne te moque pas de moi ! » Elle rougissait déjà plutôt facilement et il en rajoutait gentiment. Elle avait beau savoir qu'il la taquinait, elle n'arrivait pas à masquer son embarras pour autant, un comble.

Les souvenirs du taekwondo effleurèrent son esprit un instant. Alaric avait toujours eu une grande longueur d'avance sur elle à ce niveau-là, mais elle avait toujours bien aimé ça. Il pouvait l'aider et rire si jamais elle se loupait de trop. Mettre de l'énergie à essayer de dépasser quelqu'un qu'on ne pouvait pas dépasser, elle l'avait fait avec un entrain bon enfant. « C'est toujours les mêmes gens au dojang ? Oui, je pourrais venir avec toi je pense, même si je dois avoir tout oublié... » Le taekwondo, le surf... tant de petites choses laissées de côté au fur et à mesure de sa vie avec Roman, pour une oui, pour des non, pour éviter des colères...

Lydia reporta son attention sur le bol que son ami d'enfance lui avait tendu et y versa quelques céréales à son tour, plus pour s'occuper le bout des doigts que par réelle faim. Elle n'y versa pas de lait et se contenta de picorer quelques flocons. En entendant la réponse à sa question quant à l'absence de sommeil du bel homme, Lydia arrêta de gober sa nourriture pour l'écouter, lui jetant un discret coup d'oeil. Forcément oui, sa question était idiote. Elle avait bien vu ses photos, ce n'était pas tant que ça anormal qu'il ne parvienne plus à dormir comme avant. « Je suis désolée... ça doit être dur d'essayer de retourner à une vie comme ici après avoir... vécu ce que tu as vu. » La part d'elle qui aurait voulu pouvoir glisser hors de son siège pour enlacer Alaric resta trop timide pour se mettre en mouvement. Mais elle détailla son visage tandis qu'il se perdait un instant dans ses pensées. Il avait changé, pas que physiquement. Son regard n'était plus le même qu'avant. Peut-être qu'elle ne saurait jamais tout ce qu'il avait vu.

Elle essayait d'imaginer ce qu'avait pu être la vie d'Alaric, en dehors de ces clichés qu'elle avait pu voir, c'est petits témoins d'une fraction d'instant qu'il avait pu vivre... la vraie vie en dehors du message qu'il capturait. Elle mit une seconde à retrouver le fils de la conversation quand le beau brun revient sur le sujet de ses cauchemars. Une pensée pour la crainte envahissante qui la saisissait au réveil à l'idée que Roman puisse réapparaitre à nouveau... La jeune femme la confronta avec sa pensée précédente, sa réflexion sur la vie d'Alaric et secoua sa tête. « C'est idiot... surtout comparé à ce que tu as vécu. » Et pourtant elle ne pouvait s'empêcher d'avoir la gorge nouée. Incapable de contrôler l'émotion que cela amenait en elle, elle pinça son trapèze entre ses doigts, comme pour se masser et se débarrasser de cette tension qui revenait au souvenir de ses rêves. « Je... j'ai fais... » Elle soupira, cherchant comment parvenir à faire une phrase complète et claire. « 'stupide pendant que tu n'étais pas là... c'est terminé, mais... Roman... il revient durant mes rêves et... au réveil je ne sais pas comment... me débarrasser de la... la peur. C'est... oppressant. » Car si elle était seule, c'était parce que son fiancé à avait perdu la mémoire. S'il venait à la retrouver, elle savait qu'il n'accepterait pas d'être hors de sa vie, il avait été clair, terriblement clair à ce sujet. Mais ses mots ne devaient avoir aucun sens. Est-ce qu'Alaric était au moins au courant qu'elle avait été fiancée ? Qu'il s'appelait Roman ? Elle n'en était pas sûre. Nerveusement, Lydia laissa échapper un petit rire cynique dont le son mourut sur ses lèvres rapidement. Elle inspira pour essayer de reprendre sur le ton d'une conversation normale « Roman, c'était le nom de mon fiancé. J'ai été fiancée, je ne sais pas si tu le savais ? Mais.. c'était pas quelqu'un de bien. J'ai mis un moment m'en rendre compte. »  La jeune femme passa la main dans ses cheveux avant de reprendre le massage inconsciemment de son trapèze.



Tenue




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Sujet: Re: I'm lookin' right at the other half of me (ft Lydia)   
Ven 23 Sep - 2:18

I'm lookin' right at the
other half of me
Lydia avait, sans le savoir, toujours été une constante dans ma vie. Elle était l’une des premières amies que je m’étais fait à Melbourne alors que pour la première fois, j’étais condamné à une vie de sédentaire afin de pouvoir suivre une scolarité normale. Je n’avais pas besoin de réfléchir longtemps pour revoir la gamine qu’elle était alors, toujours fourrée avec mon cousin. J’étais heureux que notre petit trio se soit reformé avec autant de facilité avec mon retour. Certes, renouer avec Alex n’avait pas été très compliqué puisque nous n’avions jamais vraiment perdu le contact, mais je n’avais pas eu de nouvelles de Lydia depuis des lustres. Pour autant, tisser de nouveau un lien avec elle avait été une chose tout ce qu’il y a de plus naturelle. Nous avions changé tous les deux, c’était indéniable, mais notre amitié avait traversé ses années d’éloignement et j’en étais ravi… Car jamais je n’avais pu l’oublier. Des choses horribles j’en avais vu assez pour donner des cauchemars à qui que ce soit. Combien de reporters finissaient par se noyer au fond d’une bouteille, ou perdu dans un brouillard de drogue parce que leur réalité a trop longtemps été bien plus violente que celle de leur entourage ? Parce que des collègues ont été enlevés, ou tués sur un reportage ? Parce que les images imprimées sur papier glacé prenaient vie derrière leurs paupières dès l’instant où ils fermaient les yeux ? Croyez-moi : il y en a beaucoup. Moi, je m’étais raccroché à Lydia toutes ces années, comme à une bouée de sauvetage. Son sourire et nos moments passés ensemble me rappelaient que le monde n’était pas seulement peuplé de monstres se faisant la guerre et justifiant leur violence sous le couvert de religions factices. Elle l’ignorait, bien sûr, jamais je ne lui en avais parlé. Seul Alex le savait et il avait consigne de ne rien en dire car si je n’étais pas comme Lydia, prompt à rougir d’un tout et d’un rien comme elle le faisait actuellement, l’amour, ça n’était pas mon point fort. Les relations sans lendemain, sans problème. Les couples ? C’était autre chose.

Oh oui, je sais, rétorquai-je avec un sourire en coin, déjà prêt à en remettre une couche. Mais il y en a qu’une que j’ai envie de faire rougir là, maintenant. C’était trop facile, vraiment. Sur ces belles paroles, je reportai innocemment mon attention sur mon bol de céréales sans me soucier de passer pour un abruti prétentieux. Lydia me connaissait mieux que ça et ma vantardise n’était qu’un moyen de plus de jouer les idiots du village.

Certains sont encore là, d’autres sont nouveaux. répondis-je lorsque la conversation bascula sur le taekwondo, sport que nous avions pratiqué ensemble il y a des années de ça – et où j’aimais également jouer les idiots du village, soit dit en passant. Tu seras pas ridicule tu sais, j’ai oublié plein de truc aussi. J’ai fini sur le cul l’autre jour, t’as raté un moment magique.  C’était en effet ce qui arrivait quand vous essayez de jouer les marioles sans avoir pratiqué sérieusement un sport pendant autant d’années : vous vous ridiculisez joliment. Ca m’était égal, au moins on avait bien rit et c’était le principal. Ca ne m’empêcherait sûrement pas de présumer de mes capacités une nouvelle fois lors de mon prochain passage par le dojang.

Je n’en avais pas croisé beaucoup durant mes voyages, mais à plusieurs reprises, j’avais mis à profit mes talents aux arts martiaux pour distraire les gamins quand il y en avait, leur faisant quelques démonstrations, leur apprenant quelques acrobaties histoire de leur faire penser à autre chose, car ils en avaient plus que besoin. Si j’avais vu des horreurs, eux les vivaient quotidiennement, avaient grandit dedans. Je ne m’étais jamais estimé être le plus à plaindre. J’étais là parce que je l’avais décidé, eux n’avaient pas le choix, et mon boulot n’était de toute façon pas de ramener les problèmes des autres à ma petite personne car moi, dès que je le décidais, je pouvais rentrer tranquillement chez moi, retrouver un confort qu’eux ne connaîtraient sûrement jamais, et j’étais parfaitement conscient de cette chance. Cela ne voulait pas dire, cependant, que je sous estimais les problèmes auxquels pouvaient faire face les gens dans les parties les moins pourries de cette vieille planète. Tout le monde ne pouvait pas avoir la même perspective que toutes ces années de voyage m’avaient donnée et chacun vivait sa vie à sa mesure. Les problèmes des uns n’invalidaient pas ceux des autres. Je n’interrompis cependant pas Lydia lorsqu’elle sous entendit que ses problèmes n’étaient rien comparé à ce que j’avais pu vivre. Je la voyais chercher ses mots et pensait qu’il était préférable de la laisser s’exprimer avant de l’ouvrir.

Ainsi, comme l’avait sous entendu Alex sans jamais entrer dans les détails, la relation de Lydia et de son ex n’avait pas été rose, au point qu’elle en faisait encore aujourd’hui des cauchemars. Comme je m’en doutais déjà, il y avait des tas de choses que je ne savais pas sur toute cette histoire et si j’étais curieux, je ne voulais pas non plus y aller comme un bourrins totalement dénué de tact et réclamer des détails. Elle avait déjà bien assez de mal à s’exprimer, inutile de la brusquer.

Alex m’en avait parlé oui. Du fiancé, pas des problèmes qu’il y a eu avec. lui confirmai-je, délaissant ma petite cuillère dans mon bol pour me mettre face à elle, pivotant sur mon tabouret avant de faire pivoter le sien en prenant ses mains dans les miennes. Tu sais, si jamais tu as besoin je suis là. A n’importe quelle heure. Je ne dors pas beaucoup de toute façon. Et si ce Roman ose ramener sa tronche je m’occuperai personnellement de le foutre à la porte, un coup de pied au derrière. J’étais rouillé niveau taekwondo, certes, mais j’étais certain que mes réflexes reviendraient rapidement en cas de besoin. C’est pas parce que j’ai été mettre mon nez ou il faut pas que ça veut dire que tu ne peux pas me parler de tes problèmes. Je suis toujours là pour toi, même si tu veux te plaindre parce que tu t’es, je sais pas, collé une écharde dans le doigt ou qu’un abruti t’as coupé la route en rentrant du boulot. Je marquai un instant de silence, la regardant un petit moment avant de la tirer légèrement vers moi. Viens là princesse, dis-je doucement, lâchant finalement ses mains pour la serrer dans mes bras. Je le laisserai pas t’approcher, je te le promets, il mettra pas les pieds ici tant que je suis là. Et si tu veux en parler, n’hésite pas. Je peux pas te forcer à le faire, mais je suis là si tu as besoin. Ou si tu ne veux pas parler mais n’a pas envie d’être toute seule. J’avais conscience de me répéter légèrement mais dans de telles situation, on ne le dit jamais assez.
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Sujet: Re: I'm lookin' right at the other half of me (ft Lydia)   
Jeu 13 Oct - 23:43

I'm lookin' right at the other half of me
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Alaric était de retour. Si près et plus resplendissant que jamais. Il débordait de cette assurance taquine qui faisait tout son charme. Ca lui avait toujours réussi et Lydia savait parfaitement quand capituler, de risque de ne trop s'enfoncer. Il aurait gain de cause si elle jouait à vouloir avoir le dernier mot, alors elle le lui laissait, même si elle restait perplexe face cette dernière petite remarquer comme quoi il n'y en avait qu'une qu'il voulait faire rougir. Sûrement elle, vu la conversation, mais le pourquoi lui échappait. La jeune femme mit cela sur le caractère joueur de 'Ric.

Et comme c'était lui, cet ami si cher, Lydia essayait de s'exprimer. D'expliquer pourquoi elle était debout à cette heure. Qu'est-ce qui pouvait justifier, plusieurs mois après leur dite rupture, de se réveiller en pleine nuit à cause d'un cauchemar causé par son ex-fiancé ? Premièrement.. Sûrement le fait qu'ils n'avaient jamais vraiment rompu. Tout dans cela semblait fou. Expliquer le comportement qu'avait eu son fiancé, le fait qu'elle soit restée, aller jusqu'au terme de pervers narcissique... c'était une explication risquée. Le risque de sembler folle, parano. Mais ce n'était pas cela qui empêchait la vérité de franchir ses lèvres. C'était la profonde honte qu'elle ressentait à avoir cru en Roman. L'avoir laissée la blesser si profondément au point qu'aujourd'hui encore, elle avait peur de faire confiance à qui que ce soit. Alex et Alaric échappaient à ce séisme par confiance acquise, mais... même cela restait fragile. Ils étaient comme deux pilés sur lesquels elle reposait... et si l'un des deux s'avérait moins fiable qu'elle ne le pensait... elle ne savait pas à quel point la chute pourrait être douloureuse.  

Imperceptiblement, Lydia tressaillit en entendant parler d'Alex. De quoi lui avait-il parlé ? L'accident ? Ce qu'il avait fait ? ... La réponse vient quasiment immédiatement et elle inspira une gorgée d'air, étrangement rassurée, fuyant un instant le regarde d'Alaric malgré qu'il venait se tourner face à elle. Quand il prit ses mains dans les siennes, elle lui jeta un discret coup d'œil. Elle ne lui avait sûrement pas donné beaucoup d'indices pour savoir comment la rassurer et pourtant il s'y évertua, l'invitant à le déranger n'importe quand. Malgré l'image d'horreur qu'aurait été cette scène en réalité, elle sourit en l'entendant parler de mettre Roman à la porte s'il revenait. Elle avait l'autorisation de se plaindre de tout et de rien. Une partie de Lydia sourit en l'entendant dire cela, mais ce sourire se ternit à l'instant où elle réalisa que ce n'était pas se plaindre d'un chauffeur le souci, elle en serait capable. Avouer à Alaric combien elle était tombée bas ? Combien elle avait été nulle ? C'était une autre paire de manches...

Il dû sentir son inquiétude, car il l'attirant à lui, emprunt d'une douceur si agréable qu'elle en fut presque surprenante. La jeune femme oubliait vite qu'en dehors de Roman, certaines personnes se souciaient vraiment de l'apaiser. Lydia quitta le siège sur lequel elle était à demi assise pour venir se lotir contre 'Ric. Elle n'avait pas l'habitude d'être si proche de lui et c'était pourtant bien confortable. Sa voix poursuivit, sérieux, lui promettant qu'il ne le laissera pas approcher. Elle hoche la tête, l'écoutant et profitant de sa chaleur. Dans un chuchotement, tel un secret, Lydia lui révéla, d'un ton neutre « Il ne reviendra pas... Il ne peut pas revenir, il ne se souvient plus de rien. » Comme si cela ne la touchait pas. C'était une sécurité qu'il ne puisse plus se souvenir. Il ne pourrait pas revenir clamer qu'elle avait promis de passer le reste de sa vie avec lui ou qu'elle lui appartenait. Mais il avait eu le droit à une sortie facile. L'oublie. La privant de toute excuse possible, la laissant seule avec les mots affolants qu'il avait crachés, leur violence...

Doucement, Lydia releva la tête, sentant l'urgence que son idée avait provoquée en elle. « Mais s’il revient... tu ne dois jamais rien crois de ce qu'il dit. C'est un menteur. Un menteur... Un manipulateur. Même s'il semble gentil, tu dois me croire, moi, il ne l'ai pas. Et tu dois t'en méfier. » Elle plongea son regard dans le sien. Comment réagirait un Roman à la mémoire retrouvé qui croiserait Alaric ? Il n'avait jamais aimé Alex, ni aucun de ses amis. Il serait fâché d'avoir perdu la mémoire, rageur de la savoir sous le même toit qu'un homme... Oui, elle devait l'avertir qu'il y avait un danger plus important que juste mettre un ex à la porte. Tandis qu'elle parlait, un pli soucieux était apparu sur son front. Dans un soupir, elle essaya d'évacuer cette tension.

Une nouvelle fois, la brune secoua la tête et cette fois-ci, ce fut elle qui posa sa main dans le creux de l'épaule d'Alaric, cherchant son contact pour le rassurer. « Je ne veux pas t'inquiéter, il ne reviendra pas... Juste te prévenir au cas où. Je voudrais être capable de t'expliquer... mais... » Elle baissa ses yeux en mordillant sa lèvre. Sa gorge se nouait rien qu'à chercher les mots. « J'ai honte... et peur qu'on ne me croie pas, car ça ne semble pas réel, ça semble fou. » Dans un nouveau froncement de sourcil, elle chercha à aller plus loin que cette idée. Elle chercha le regard d'Alaric, pour lui expliquer. « J'ai peur de le revoir, mais pas que ça... peur qu'il aie eu raison, peur de ne plus savoir distinguer la vérité et les mensonges, peur... de tellement de choses, de ne jamais plaire à un homme, peur d'être stupide à nouveau... peur que tu sois déçu si tu savais combien j'ai été idiote et comment j'ai changé durant tout ce temps... » Lydia inspira une gorgée d'air, tremblante, à court de mots. Elle avait trop parlé, aucun doute. Elle ne pouvait pas reprendre ses mots. C'était trop tard. Dans un frisson, la jeune femme passa sa main sur sa tempe avant de repousser une mèche de cheveux derrière son oreille. « ...' c'est l'effet du cauchemar, ne fais pas attention, je vais... » Elle ne termina même pas, reculant en vue de se rendre dans le salon. Elle n'était pas prête à rejoindre son lit encore et le canapé lui semblait un bon repère pour se taire.


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